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MAX CHAPUIS, DU DH À L’ENDURO

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Texte et photos Anthony Brown (www.anthonybrown.ch)

La terre est sèche, l’air est frais et les sentiers bagnards ont de beaux jours devant eux. Parmi les fidèles adeptes du mountain bike, il y en a un qui s’applique à toujours revenir sur les singles trails de Verbier. Habitant de Genève, il connait pourtant très bien les montagnes et leurs pentes raides. Privilégiant celles aux courbes généreuses, sans neige, où la nature a repris le contrôle, ambassadeur du Verbier Bikepark, il roule vite, même très vite, malgré sa nature calme et retenue.

Coup de projecteur sur Maxime Chapuis, un jeune sportif qui tente sa chance dans cette nouvelle discipline du mountain bike qu’est l’enduro :Il n’a pas fallu longtemps à Max pour s’intéresser au VTT. Même depuis la ville, où le vélo est plutôt perçu comme un moyen d’éviter les bouchons, le virus du mountain bike l’a atteint.

Surplombée par le Salève, Genève se trouve au pied de la chaine du Jura, qui, même si ses montagnes ne culminent pas aux fiers 3328 m du Mont-Fort, offre de larges possibilités.

Du Salève, en passant par Dovenaz jusqu’à Verbier, les capacités de pilote de mountain bike de Maxime s’aiguisent et il se retrouve, à 12 ans, en haut de la Croix-des-Ruinettes, pour le départ de sa première course de downhill. 10 ans et de nombreuses courses plus tard, il s’aligne au départ des étapes de World Cup de downhill. Champion Suisse en 2015, vice-champion l’année suivante, Maxime récolte de bons résultats nationaux, qui le mettent en confiance lors des événements internationaux. Mais le niveau est très élevé en World Cup et bien qu’il se montre souvent le meilleur de la délégation suisse, il n’atteint pas les podiums. Un peu lassé par les invariables pistes de downhill, il louche en direction de cette nouvelle discipline, cousine du downhill, l’enduro. Descendeur aguerri, Max est d’abord un fan de vélo et les quelques montées qu’il faut accomplir font pour lui naturellement partie du jeu.

Dès 2015, il s’essaye aux courses de l’Enduro Helvetic Cup et remporte la première place en 2016. Pour les visiteurs de passage, il est parfois difficile de suivre l’évolution de tous les sports « new school » qu’on trouve à Verbier. Tentons une description : de l’extérieur, ces jeunes montent en télécabine et dévalent tous le plus vite possible sur de gros vélos les pistes du bike park. Pourtant, certains s’élancent directement en bas tandis que d’autres préfèrent prendre des détours, quitte à monter encore un peu à la force du mollet, pour ensuite profiter d’un beau sentier technique à descendre. Au niveau de la mécanique, les vélos d’enduro sont complètement suspendus, possèdent de plus petits pignons (et donc de petites vitesses). Cela permet aux « enduristes » de pédaler à la montée, tout en pouvant confortablement descendre les sentiers escarpés de montagne (single trail). Les courses d’enduro sont donc très différentes de celles de downhill. Les pilotes montent en pédalant (contrairement au downhill) et ils ne sont chronométrés qu’à la descente.

Les journées des athlètes d’enduro sont donc beaucoup plus longues. Ils passent entre six et huit heures sur leur vélo, contre deux à trois descentes par jour en downhill. En résumé, l’enduro est plus long et physique (mais tout en gardant un haut niveau de technique) et le downhill est plus difficile et rapide.Le moment est stratégique pour Maxime. L’enduro a fondé en 2012 sa propre fédération (EMBA) et a mis sur pied un séduisant circuit de course international : l’Enduro World Series. Tout est nouveau, tout reste à faire. Il participe à la dernière étape de 2016 et ramène une wildcard qui l’invite à participer au tour de cette année.

En 2017, Max prend le départ de toutes les courses et ramène déjà une impressionnante quatorzième place de Rotorua en Nouvelle-Zélande. Il relève, dès la première étape, son ambitieux défi personnel de faire un top 15 lors de l’une des étapes. Il lui reste maintenant une épreuve tout aussi périlleuse : se maintenir dans le top 30 au classement général – il est actuellement 29ème. En s’entraînant à Verbier, Max dispose de l’un des terrains les plus techniques pour faire progresser ses qualités enduristiques. Un soutien bienvenu, tant la concurrence est rude, parfois organisée en équipe et profitant d’un soutien technique. Des impératifs auxquels Max répond actuellement seul depuis la selle de son « bike ».Profitant d’un hiver plus court à 850m d’altitude, les moutainbikers peuvent utiliser les installations sur une saison plus longue que pour le ski. Les spécialités culinaires, la situation au cœur des alpes, les nombreux sentiers naturels valaisans et les installations du Châble font de Verbier une place de choix sur la scène enduro. Reste que si les touristes recourent volontiers aux remontées mécaniques, parfois, pédaler vers de nouveaux trails, c’est aussi du luxe.

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