JOURNAL D’HIVER

Journal d’hiver de Carl Renvall: Chaque mois, le skieur professionnel Carl Renvall raconte par écrit sa saison d’hiver ainsi que ses rencontres avec ses amis freerideurs…

L’hiver approche. Presque partout, les gens souhaitent que l’été ne finisse jamais. Ici à Verbier, l’excitation qui envahit l’atmosphère est palpable seulement aux premiers signes de l’hiver. Nous sommes actuellement à la veille d’une nouvelle saison animée et riche en événements. Alors si ce n’est pas déjà fait, il est temps de prier les dieux de la neige, en demandant un manteau neigeux fourni et stable. En attendant, à l’instar de l’écureuil qui vit dans l’arbre voisin, je consacre toute mon énergie à me préparer pour la longue et rigoureuse saison d’hiver. Seulement, je ne remplis pas ma maison de noisettes. Je m’entraîne dur afin de développer force, souplesse, équilibre, coordination et endurance : une fraction des éléments dont j’aurai besoin pour effectuer une brillante saison. L’an dernier, j’ai eu l’opportunité de participer au Freeride World Tour, une expérience fantastique qui s’est malheureusement soldée par mon élimination lors de l’impitoyable cut et mon renvoi vers les qualifications pour l’hiver prochain.

Contre toute attente, nous étions quatre potes à parvenir à se qualifier pour le Freeride World Tour la même année. Convaincue de l’intérêt que pouvait représenter une telle histoire, Charlotte Percle s’est donnée pour mission d’en faire un reportage. Si vous ne l’avez pas encore vu, découvrez les coulisses de la compétition sur le circuit professionnel de freeride en regardant le film ROOKIES de Charlotte Percle, disponible en ligne gratuitement, vimeo.com/233106608. (Le film sera projeté au cinéma de Verbier le 2 décembre)

Carl : Sachant que tu as tout fait toute seule et avec ton propre budget, qu’est-ce qui t’a inspirée et poussée à réaliser ce projet ?

Charlotte : Ma motivation principale était d’apprendre. J’ai fait de la photo pendant de nombreuses années avant ce projet, mais je n’avais jamais réellement filmé. J’en avais marre d’être serveuse et souhaitais évoluer professionnellement. Et la meilleure façon d’apprendre, c’est de pratiquer.

Carl : Quels sont les points qui n’ont pas répondu à tes attentes de départ ?

Charlotte : Je m’attendais à réaliser plus de plans de face et à faire un peu moins d’erreurs. Mais je suis très contente du résultat final.

Carl : Pourquoi ce choix de filmer des skieurs ?

Charlotte : Je veux passer mes journées en montagne, sur les skis, c’est donc un choix qui s’est imposé de lui-même. Une autre raison est que je rencontre des gens formidables et découvre de nouveaux secteurs que je n’aurais jamais connus sinon.

Carl : Quelle était ton impression générale concernant la scène de la compétition de freeride ?

Charlotte : Mon impression générale est un peu compliquée. Je pensais au départ que c’était un club privé réservé uniquement aux locaux. Je n’ai jamais pu accéder aux qualifications en Europe, plusieurs wild cards m’ont même été retirées. Du coup, je pensais que tout était fait pour empêcher de nouvelles personnes de concourir. Je me suis mise hors de moi dans cette affaire parce que je voulais absolument participer. Et aussi parce que l’environnement entourant la compétition de freeride est extraordinaire : c’est une sorte de monde miniature. On rencontre les mêmes personnes aux différentes compétitions autour du monde. Que l’on soit au Japon ou en Amérique du Sud, on tombe forcément sur quelqu’un qu’on connaît si on a déjà participé à une compétition. Et cette idée s’est encore vue renforcée cette saison. Le Freeride World Tour est une petite communauté de gens formidables qui s’efforcent de faire ce qu’ils aiment le plus.

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